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Région

Objectif spécifique 3.2 : Améliorer le dépistage de l’infection à VIH/Sida et des hépatites

Contexte

Le rapport « Etat de santé et inégalités en région PACA 2010 » de l’ORS PACA apporte les éléments suivants concernant les infections à VIH/SIDA et hépatites :

Incidence du Sida

  • Avec 7 689 cas de sida déclarés entre le début de l’épidémie et le 30 juin 2009, la région Paca est la deuxième région de France la plus touchée par l’épidémie de sida, après l’Ile-de-France. Le nombre total cumulé de cas de sida en Paca représente 12 % de ceux déclarés en France depuis le début de l’épidémie alors que la région Paca représente 7,7 % de la population française.
  • En France, en 2008, 51 % des cas de sida ont été diagnostiqués chez des personnes qui ignoraient leur séropositivité VIH. En Paca, cette proportion de diagnostics tardifs est de 41 %, et elle est en augmentation constante depuis plusieurs années. Cette tendance est liée à l’évolution du mode de contamination dans la région Paca. Historiquement, l’usage de drogue par voie intraveineuse était le principal mode de contamination dans notre région. L’évolution ces dix dernières années vers des modes de transmission plus fréquemment sexuels, rapproche la région des chiffres nationaux.
  • Différence selon les départements de la région : les Alpes-Maritimes, avec un taux de 2 701 cas de sida par million d’habitants et les Bouches-du-Rhône, avec un taux de 1 469 cas par million, représentent les deux départements les plus touchés par l’épidémie en Paca .

Incidence du VIH

  • Selon les estimations disponibles, 8 000 à 15 000 personnes vivent avec le VIH en Paca. En 2008, au moins 270 nouvelles découvertes de séropositivité VIH ont été déclarées (données non corrigées pour la sous déclaration et non redressées pour les retards de déclaration). Les indicateurs montrent une épidémie persistante et active en région Paca. Les nouvelles contaminations concernent toutes les tranches d’âge. Les rapports hétérosexuels représentent 49 % de ces nouvelles séropositivités, les rapports homosexuels 49%, et les contaminations par usage de drogues par voie intraveineuse (UDVI) 2%.
  • Découvertes de séropositivité selon les populations : en France, le taux d’incidence de séropositivité VIH est 18 fois supérieur chez les UDVI que chez les hétérosexuels. Le taux de nouvelles contaminations est 200 fois supérieur dans la population des hommes homosexuels que dans la population hétérosexuelle française. En Paca, en 2008, le taux de découvertes de séropositivité VIH chez les hommes homosexuels ou bisexuels était de 93 cas par million d’habitants âgés de 15 à 64 ans (versus 63 par million en France), soit un doublement depuis 2003. Cette augmentation est plus importante que dans les autres groupes de transmission.

Prévalence du VHC

En 2004, la prévalence estimée des anticorps anti-VHC en population générale dans la grande région couvrant le quart sud est de la France (Auvergne, Corse, Languedoc-Roussillon, Paca, Rhône-Alpes) était de 1,1 %. En Paca, sur la période 2004-2008, 46 498 consultants ont été testés pour le VHC dans un centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) ou un centre d’examens de santé (CES) de la région, et environ 2 % étaient positifs. Si la politique de réduction des risques a permis une diminution importante de la transmission du VIH chez les usagers de drogues par voie intraveineuse (UDVI), la situation épidémiologique vis-à-vis du VHC reste très préoccupante avec des taux de prévalence élevés. En Paca, sur la période 2004-2008, parmi les UDVI consultants des CDAG ou des CES, 37,1 % étaient séropositifs au VHC.

Hépatite B

Le virus de l’hépatite B (VHB) se transmet par l’intermédiaire des liquides et sécrétions biologiques, et les expositions à risque le plus souvent rencontrées sont les comportements sexuels et les voyages en pays de moyenne ou forte endémie. La surveillance des hépatites B a été renforcée avec l’inscription de l’hépatite B aiguë symptomatique sur la liste des maladies à déclaration obligatoire depuis mars 2003. Toutefois, l’exhaustivité de la déclaration obligatoire pour les hépatites aiguës B symptomatiques a été estimée à 23,4 %.

Test Rapide d’Orientation au Diagnostique pour le VIH

Il est prévu que la convention d’habilitation permettant à une structure de prévention ou une structure associative impliquée en matière de prévention sanitaire de pratiquer des tests rapides d’orientation diagnostique de l’infection à VIH 1 et 2 soit conclue avec le directeur général de l’agence régionale de santé.

La conclusion de la convention d’habilitation est subordonnée au respect par la structure de prévention du cahier des charges annexé à l’arrêté du 9 novembre 2010. Cet arrêté fixe les conditions de réalisation des tests rapides d’orientation diagnostique de l’infection à virus de l’immunodéficience humaine (VIH 1 et 2). En dehors des situations d'urgence mentionnées dans l'arrêté du 28 mai 2010, un test rapide d'orientation diagnostique détectant l'infection à virus de l'immunodéficience humaine (VIH 1 et 2) peut être réalisé chez toute personne, dans son intérêt et pour son seul bénéfice, après l'avoir informée et avoir recueilli son consentement libre et éclairé, par :

  1. Un médecin exerçant en cabinet libéral ;
  2. Un médecin, un biologiste médical, une sage-femme exerçant dans un établissement ou dans un service de santé ;
  3. Un infirmier ou un technicien de laboratoire exerçant dans un établissement ou dans un service de santé, sous la responsabilité d'un médecin ou d'un biologiste médical ;
  4. Un médecin, un biologiste médical, une sage-femme ou un infirmier intervenant dans une structure de prévention ou une structure associative impliquée en matière de prévention sanitaire, à la condition que cette structure dispose de l'habilitation subordonnée à la signature d'une convention ;
  5. Un salarié ou un bénévole, non professionnel de santé, intervenant dans une structure de prévention ou une structure associative mentionnée, à condition qu'il ait préalablement suivi une formation à l'utilisation des tests rapides d'orientation diagnostique de l'infection à VIH 1 et 2.

Ce test est pratiqué sur sang total, sérum ou plasma, au moyen d'un réactif détectant l'infection à VIH 1 et 2 à lecture subjective, revêtu du marquage CE, dans les conditions prévues par l’arrêté. En cas de test rapide d'orientation diagnostique positif, la personne concernée est invitée systématiquement à réaliser, auprès d'un médecin ou d'un établissement ou service de santé, un diagnostic biologique de l'infection à VIH 1 et 2 dans les conditions définies à l'article 1er de l'arrêté du 28 mai 2010.


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