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Objectif général 2 : « Améliorer le repérage et la prise en charge de la souffrance psychique »

Objectif général 2 : « Améliorer le repérage et la prise en charge de la souffrance psychique de la crise suicidaire, des tentatives de suicide et des troubles de santé mentale »

Comme la santé physique, la santé mentale ne se limite pas à l’absence de maladie.  Une enquête réalisée en PACA entre 2002 et 2007 montre qu’un tiers de la population âgée de 18 ans (soit environ 1 245 000 personnes) et plus a déclaré une maladie mentale au moment de l’enquête[1].

 

Chez l’enfant

En général la distinction est faite entre les troubles dits envahissants (psychoses, autisme), les troubles dits extériorisés (troubles des conduites, oppositionnels, de l’attention avec hyperactivité) et ceux dits intériorisés (angoisse de séparation, anxiété généralisée, phobies, troubles dépressifs).

En Paca, en 2004-2005, une étude réalisée auprès d’un échantillon représentatif d’enfants âgés de 6-11 ans scolarisés dans les écoles primaires de notre région a montré des prévalences de troubles intériorisés et de troubles extériorisés de respectivement 19,6 % et 12,6 %). Ces troubles sont plus fréquents chez les enfants dont le chef de famille est ouvrier (25,5% vs 13% si le chef de famille est cadre supérieur). La présence de ces troubles semble également liée au niveau d’études des parents.

 

Chez l’adolescent

Une étude a été menée en 2008 chez les adolescents vivants en foyers socio-éducatifs dans les Bouches du Rhône afin de déterminer la prévalence des troubles mentaux dans cette population. L’étude a porté sur les adolescents de 13 à 17 ans inclus, 183 jeunes (106 garçons et 77 filles) ont été inclus dans l’enquête. Les résultats montrent que 48,6% des adolescents présentent au moins un trouble mental (troubles anxieux, dépressif, des conduites, du comportement alimentaire, symptômes psychotiques, hyperactivité avec déficit de l’attention). La comorbidité est élevée, plus de la moitié d’entre eux (24,6%) présentent au moins deux troubles.

La prévalence des troubles mentaux chez les adolescents placés dans les foyers socio-éducatifs des Bouches du Rhône est 2 à 3,5 fois plus élevée que dans la population générale des adolescents. Les troubles anxieux et la dépression sont très fréquents ainsi que les tentatives de suicide.

On estime que 15% des jeunes de 11 à 18 ans présentent des signes tangibles de souffrance psychique exprimée dans une grande diversité de comportements, allant de plaintes somatiques aux conduites plus ou moins spectaculaires.

La région compte 5 maisons des adolescents implantées dans les principales villes à l'exclusion du Var et des Hautes-Alpes. Il n'existe qu'un seul réseau souffrance psychique à Marseille.

Une enquête menée sur l’année 2005-2006 dans six universités de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et publiée par le Bulletin de l’Institut de veille sanitaire montre qu’un étudiant sur quatre de première année souffre de troubles psychiatriques sérieux. Dépression et anxiété frappent encore plus les filles (33%) que les garçons (16,3%). Pour la dépression, les « deux tiers des troubles apparaissent après l’entrée à l’université ». Plus de la moitié des victimes d’une de ces pathologies mentales, en subissent les conséquences, « importantes sur leurs études ou le travail », leurs « relations avec leurs proches » ou leurs « relations sociales ». A fortiori pour les 76% de ceux touchés « conjointement » par la dépression et les troubles anxieux, une comorbidité nettement plus répandue. A peine 30% d’entre eux consultent des professionnels de la santé mentale[2].

 

Le Programme National d’actions contre le suicide (2011-2014) développe 6 axes :

  • AXE I : Développement de la prévention et de la postvention,
  • AXE II : Amélioration de la prise en charge des personnes en risque suicidaire.
  • AXE III : Information et communication autour la prévention du suicide
  • AXE IV : Formation des professionnels
  • AXE V : Études et recherche
  • AXE VI : Suivi et animation du programme d’actions contre le suicide

Son objectif est donc de mobiliser l’ensemble des professionnels de santé, les autres professionnels au contact des personnes à risque, les familles et les associations spécialisées.

Le plan « Psychiatrie et santé mentale » 2005-2008 a initié des formations au repérage précoce des signes de souffrance psychique et des troubles du développement des enfants et adolescents. Notamment des formations de formateurs à destination des médecins scolaires et de PMI ont été mises en place, impulsées par les Directions Régionales d’Action Sanitaire et Sociale(DRASS) et l’Éducation nationale pour l’utilisation du référentiel rédigé avec la Fédération Française de Psychiatrie (FFP).

La DGS a mis en place depuis 2001 une formation de formateurs à l’intervention de crise suicidaire

En ce qui concerne les professionnels, en région PACA, le développement de formations au repérage de la crise suicidaire auprès des personnes ressources ont  été mises en œuvre à partir de 6 sites : les 2 CHU Marseille et Nice, les CH de Digne, Montfavet, Montperrin et Pierrefeu.

Ces formations se sont poursuivies sur l’ensemble des départements de la région avec la formation nationale de binômes formateurs qui forment les personnes ressources. Elles se sont poursuivies avec un financement Etat jusqu’en 2010. Ces formations sont désormais inscrites dans le catalogue de formation continue de l’ensemble des établissements sanitaires suite à la demande du directeur général de l’ARS en mai 2010.

 

Les types de personnes formées sont :

  • Les personnels de santé des établissements de santé (infirmiers, médecins…)
  • Les personnels de l’Education nationale (infirmières, médecins)
  • Les personnels de la justice (administration pénitentiaire)
  • Les travailleurs sociaux (PAEJ)

Il n’y pas eu d’actions relevant du programme 13 du PRSP 2005/2009 (Mieux repérer, prévoir et prendre en charge la souffrance psychique et le suicide) dans les départements des Alpes de Haute Provence et des Hautes Alpes.



[1] ORS PACA :source Santé mentale et population générale :image et réalité de la région PACA : Infostat n°9

[2] JL  Vannier CHU Nice


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