Accueil > Région > ARS > Projet régional de santé 2012-2016 > Schémas sectoriels > Schéma Régional de Prévention > Volet Prévention Promotion de la Santé et Santé Environnementale (PPS) > 4. Des spécificités territoriales marquées en matière sociale et de santé > 4.2 Une mortalité prématurée plus marquée en zone rurale de montagne et dans des territoires en forte vulnérabilité sociale

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4.2 Une mortalité prématurée plus marquée en zone rurale de montagne et dans des territoires en forte vulnérabilité sociale

Cantons pour lesquels le taux de mortalité prématurée a progressé entre 1991-1997 et 2001-2007, dont le taux 2001-2007 est supérieur au taux moyen régional (208/100000) et dont le nombre de décès prématurés a progressé de 10 décès au moins.

L'analyse de la mortalité prématurée (décès toutes causes avant 65 ans) a été retenue comme indicateur de santé privilégié pour repérer des territoires prioritaires. C’est un puissant marqueur d’inégalités sociales de santé et de genre. Les trois principales causes de mortalité prématurée en Paca sont les cancers (41% des décès prématurés, en hausse régulière), les traumatismes (17%) et les maladies cardio-vasculaires (13%) (ORS PACA). Globalement, en termes de mortalité générale et prématurée, la région apparaît favorisée par rapport à la métropole.

 

Taux comparatif de mortalité prématurée (pour 100 000)

1991-1997

2001-2007

France métropolitaine

265,7

215,4

Région PACA

257,1

208

Source SIRSé PACA

 

Entre les périodes 1991-1997 et 2001-2007, le taux de mortalité prématuré a baissé d’environ 19%, en PACA comme en France métropolitaine.

Entre 2001 et 2007, en moyenne, environ 8200 personnes sont décédées chaque année avant 65 ans dont 67% sont des hommes. Un tiers de ces décès est lié à des causes de décès évitables[1] par la réduction des comportements à risques (ORS PACA).

L’analyse de la mortalité prématurée a été effectuée par cantons regroupés et par territoires de proximité (cf. annexe 3).

  • Au niveau des territoires de proximité, il est possible de faire une analyse par genre.

Pour les hommes, pour la période 2000-2004, le territoire de Marseille est le seul de la région à présenter une surmortalité prématurée significative par rapport à la France (+ 4%).

Pour la même période, seul le territoire de Draguignan présente une surmortalité évitable significative pour les hommes par rapport à la France (+ 12%).

Les territoires de Martigues, Cavaillon, Embrun, Arles et Briançon présentent une proportion plus forte de décès prématurés chez les hommes (sex ratio allant de 2,31 à 2,50 versus sex ratio moyen de 2,11 pour PACA).

 Pour les femmes, pour cette période, aucun territoire ne présente une surmortalité significative par rapport à la France.

Les territoires de Cannes-Grasse et Nice sont caractérisés par une proportion plus marquée de décès prématurés chez les femmes (sex-ratio d’environ 1,93), ce que l’on peut sans doute mettre en lien avec, notamment, une surmortalité féminine par cancer du poumon et du larynx dans ces territoires et plus largement dans l’Est de la région.

  • Au niveau des cantons regroupés, deux grandes catégories de territoires ont été mises en évidence :
  • Des territoires majoritairement très ruraux et situés en montagne

Dans ces cantons,  le taux comparatif de mortalité prématurée a progressé entre 1991-1997 et 2001-2007 (alors qu’il diminuait de 19% en France et en PACA), est supérieur au taux moyen régional pour  2001-2007 (208/100 000) avec un effectif de décès prématurés en progression de 10 décès au moins.

Cette localisation met en évidence des inégalités territoriales de santé qui correspondent pour quelques cantons à des espaces de santé de proximité fragiles ou à risques au sens du SROS ambulatoire (cf. tableau p.13-14). Par ailleurs, quatre de ces cantons (Tende, Port-Saint-Louis-du-Rhône, Sault et Riez) font partie des cantons à forte vulnérabilité sociale mentionnés supra.

  • Des territoires qui cumulent vulnérabilité sociale et mortalité prématurée supérieures au taux régional.

 En examinant les cantons dont le classement avait peu varié entre les deux périodes d’analyse, et dont le taux comparatif de mortalité prématurée est supérieur au taux moyen régional pour 2001-2007, il apparaît un nombre élevé de cantons en forte vulnérabilité sociale.

Il faut souligner, à nouveau, que les spécificités des quartiers des grandes villes de la région (ex. Nice), beaucoup plus hétérogènes que des cantons ruraux, ne peuvent être prises en compte ici. Par ailleurs, pour ces cantons ruraux, les évolutions de la mortalité prématurée peuvent correspondre à de faibles effectifs de décès et être le fait d’accidents de la circulation dont l’impact sur la mortalité prématurée peut être élevé à l’échelle de la population de ces territoires.



[1] La mortalité évitable est une sous-partie de la mortalité prématurée correspondant à un ensemble de causes de décès liées à des pratiques à risques (consommations d’alcool ou de tabac, accidents de la route, sida, suicides).

Cantons regroupés dont le taux de mortalité prématurée 2001-2007 est supérieur à la moyenne régionale (208/100000) et dont le classement a progressé ou n’a pas régressé au-delà de moins 20 places Cantons regroupés prioritaires

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