Accueil > Région > ARS > Projet régional de santé 2012-2016 > Schémas sectoriels > Schéma Régional de Prévention > Volet Prévention Promotion de la Santé et Santé Environnementale (PPS) > 4. Des spécificités territoriales marquées en matière sociale et de santé > 4.1 Une pauvreté importante dans la région et concentrée dans certains territoires

Région

4.1 Une pauvreté importante dans la région et concentrée dans certains territoires

35 cantons regroupés

La pauvreté est une caractéristique prégnante de la région PACA, qui partage avec l’Ile de France le fait de concentrer la plus forte proportion de ménages pauvres (ORS PACA).

La région PACA figure parmi les régions les plus touchées par la pauvreté des enfants et des jeunes : en 2009, 290 000 enfants et jeunes de moins de 18 ans étaient concernés. Le taux de pauvreté infantile[1] en PACA (28,5%) est supérieur au taux métropolitain (22%) (DROS PACA) (cf. détails analyse domaine stratégique périnatalité, petite enfance et données DROS en annexe 4).

Mais la région présente, en fait, une situation contrastée avec des territoires qui concentrent davantage de personnes pauvres. Le taux de bénéficiaires de la CMUC permet ainsi à lui seul, de mettre en évidence des territoires accueillant des personnes en très grande difficulté sociale.

Au 1er janvier 2009, les départements des Bouches du Rhône (10,8%) et de Vaucluse (7,9%) présentaient un taux de bénéficiaires de la CMUC supérieur ou égal au taux régional (7,9%) (Source : SIRSE-URCAM, Régime général stricto sensu). Les territoires de proximité de Marseille (15,4%), Avignon (10,7%), Toulon-Hyères (8,6%) et Martigues (8,1%) se situaient au-dessus du taux régional. Ils cumulaient 60,7% des bénéficiaires de la CMUC de la région alors qu’ils ne regroupaient que 38,5% des bénéficiaires du régime général de l’Assurance Maladie (cf. données et carte en annexe 5).

Ces premiers constats ont été complétés (cf. annexe 3) en exploitant neuf indicateurs, quatre portant sur le niveau de ressources et cinq sur des situations de forte vulnérabilité sociale[2].

  • A l’échelle des territoires de proximité (ancien découpage du PRSP), et sur la base de ces neuf indicateurs, Marseille, tous les territoires de Vaucluse, Arles, Toulon-Hyères, Martigues et Nice apparaissent comme dix territoires socialement très vulnérables.[3]
  • A l’échelle des cantons regroupés (définition en annexe 3), sur la base du taux de bénéficiaires de la CMUC (régime général) et du taux de personnes sans diplôme, les 35 cantons les plus mal classés pour ces deux critères sont reportés dans le tableau ci-après :

 

Territoires de proximité

Cantons regroupés

Marseille

Marseille, Marignane

Arles

Arles, Châteaurenard, Orgon, Saintes-Maries-de-la-Mer, Tarascon

Avignon

Avignon, Bédarrides

Apt

Apt

Carpentras

Carpentras, Beaumes-de-Venise, Sault

Cavaillon

Cavaillon

Orange-Valréas

Orange, Bollène, Valréas

Toulon-Hyères

Toulon, La Seyne-sur-Mer

Martigues

Martigues, Istres, Port-Saint-Louis-du-Rhône

Nice

Nice

Territoires de santé

Cantons regroupés avec entre parenthèses le territoire de proximité correspondant

Alpes de Haute-Provence

Manosque, Riez (Manosque), Les Mées (Digne)

Hautes-Alpes

Rosans (Sisteron)

Alpes-Maritimes

Tende, Breil-sur-Roya (Menton)

Bouches du Rhône

Vitrolles (Aix en Provence), Salon de Provence (Salon), Aubagne (Aubagne - La Ciotat)

Var

Le Luc (Draguignan), Brignoles (Brignoles), Fréjus (Fréjus-St-Raphaël)

 

Cette analyse complémentaire permet de préciser la première approche effectuée au niveau des territoires de proximité ; elle permet aussi d’identifier quelques cantons n’appartenant pas à cette liste notamment dans les départements alpins. Ainsi, aux cantons appartenant aux territoires de proximité déjà mentionnés, s’ajoutent une dizaine de cantons appartenant pour la plupart aux arrière-pays (cf. carte ci-dessus). 

Ces cantons s’ordonnent très schématiquement en deux arcs grossièrement parallèles :

    • Un arc longeant le littoral, d’abord en pointillé à partir de Nice, passant par Fréjus, Toulon, La Seyne-sur-Mer, Marseille, puis de manière continue à partir de Martigues, avant de longer toute la limite Ouest de la région (en contiguïté donc avec la région Languedoc-Roussillon, qui présente de forts indicateurs de précarité),
    • Un arc (du moyen pays) partant de Tende et remontant jusqu’à Rosans en passant par Le Luc, Brignoles, Manosque, Riez, Les Mées, Apt et Sault.

Cette carte peut être rapprochée de la cartographie des sites en Politique de la Ville (cf. annexe 6).

Cette première approche doit être complétée par des indicateurs de santé.



[1] Le taux de pauvreté infantile ou taux d’enfants vivant dans des familles à bas revenus rapporte l’ensemble des enfants de  0 à 17 ans (à charge au sens de la législation familiale) connus des CAF, vivant dans un foyer allocataire à bas revenus à l’ensemble des enfants (du même âge) au dernier recensement de la population (Source DROS PACA).

[2] % de bénéficiaires de la CMUC (régime général) en 2010, revenu fiscal médian (par Unité de consommation) en 2007, rapport interdécile des revenus (D9/D1) en 2007, nombre de personnes couvertes au 31/12/2007 par des allocations (CAF) à bas revenus pour 100 habitants de moins de 65 ans, proportion de familles monoparentale en 2007, part des personnes sans diplôme en 2007, part de la population de nationalité étrangère en 2007, demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) cat 1 < 25 ANS au 31/12/2009, DEFM cat 1 >50 ans au 31/12/2009.

[3] Compte tenu de la ventilation territoriale des données disponibles pendant l’élaboration du schéma, les résultats proposés reposent sur un cumul des rangs. Si les résultats obtenus de cette manière sont cohérents, cette approche comporte des limites méthodologiques décrites en annexe 3.


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