Accueil > Région > ARS > Projet régional de santé 2012-2016 > Plan stratégique régional de santé > 1. La santé dans le contexte régional : un tableau contrasté > 1.1 La région PACA, terre de contrastes > 1.1.4 Une consommation de soins élevée mais inégalement répartie

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1.1.4 Une consommation de soins élevée mais inégalement répartie

Ecarts régionaux de consommations standardisées en soins de ville et en soins hospitaliers de court séjour à la consommation moyenne nationale respective, en 2007 (Comptes  nationaux de la santé 2009)

Si l’état de santé est plutôt positif par rapport à l’ensemble national, les dépenses de santé sont plus élevées que la moyenne nationale. Au 30.06.2010, les assurés sociaux de Paca (Régime général) consommaient 10,6 % des remboursements de soins de ville pour 7,9 % de la population métropolitaine.  Mais la structure d’âge et sexe de la population influe sur sa consommation.

Les Comptes nationaux de la santé 2009 tentent de comparer les consommations standardisées entre régions : pour l’année 2008, après standardisation, l’écart de consommation Paca / France reste supérieure d’environ 14 % sur les soins de ville, alors que les dépenses par personne en région sont très proches de la moyenne nationale pour l’hospitalisation MCO.

Pour autant, la région Paca enregistre des taux de recours aux soins hospitaliers supérieurs au recours moyen national sur certaines catégories de séjours : après standardisation, le recours aux soins de chirurgie est supérieur de 8,6 % au taux de recours national (chirurgie urologique, chirurgie de la bouche et des dents, chirurgie esthétique et de confort) et le recours aux techniques interventionnelles est supérieur de 40 % (endoscopies digestives bronchiques et ORL, cathétérismes vasculaires et angioplasties).

 

Sur un autre plan, cette consommation est inégalement répartie entre catégories sociales. De nombreuses enquêtes nationales ont montré une consommation de soins différenciée en fonction des revenus et des renoncements aux soins, notamment de médecine spécialisée, des populations économiquement précaires, avec un recours plus important aux urgences hospitalières.

Les personnes immigrées ont un taux de recours à la médecine de ville, au généraliste comme au spécialiste, plus bas que le reste de la population française. Ceci s’explique davantage par la situation sociale défavorisée des immigrés que par des différences d’âge, de sexe ou d’état de santé entre ces deux populations (IRDES, Questions d’Economie de la santé, 2009)

En ce qui concerne la consommation de soins des personnes en situation de handicap, le rapport d’audition publique HAS octobre 2008 met en exergue les difficultés d’accès aux soins non en rapport avec le handicap.


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