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Région

Objectif spécifique 2.2 : Promouvoir une alimentation équilibrée et la pratique d’une activité physique régulière

Contexte

Objectifs de la loi relative à la politique de santé publique 5 à 13 et 98 et 99.

Programme National Nutrition Santé (PNNS 2011 - 2015)

Plan Obésité 2010-2013

Recommandation HAS – Prévention du surpoids et de l’obésité, octobre 2011

Programme alimentation et insertion (2003).

Problématique :

  • Pathologies liées à l’excès et/ou aux carences alimentaires.
  • Progression du surpoids et de l’obésité ainsi que de la sédentarité chez les jeunes et les publics en situation de précarité.
  • Retentissement de l’obésité, de la dénutrition et de la sédentarité chez les personnes âgées.
  • La prévalence des affections de longue durée pour l'hypertension artérielle est plus élevée que la moyenne nationale, une prévalence de l’obésité chez les plus de 18 ans qui augmente en PACA, mais de manière moindre qu’en France.
  • Les populations bénéficiaires de l’aide alimentaire présentent un déséquilibre nutritionnel et une situation de santé fortement dégradée (résultats de l’étude ABENA2004-2005 et EA3).
  • La persistance d’inégalités de santé en région PACA est attestée par les résultats de l’extension régionale du baromètre santé nutrition (BSN), qui confirment la prévalence plus élevée du surpoids et de l’obésité parmi les populations ayant un faible statut socio-économique.
  • La surcharge pondérale est plus fréquente chez les personnes ayant un faible statut socio-économique (SSE) (BSN2008).
  • L’indice de masse corporelle a été calculé à partir de la taille et du poids déclarés par les individus. Selon ces déclarations, un tiers des adultes interrogés en région Paca est en surpoids et 6,2 % présentent une obésité. Ces estimations, reposant sur des données déclarées, sont très probablement sous-estimées. La probabilité d’être en surpoids ou obèse augmente lorsque le niveau de revenu diminue, chez les hommes comme chez les femmes. En région Paca, 45,0 % des personnes ayant un faible SSE sont en surpoids ou obèses contre 37,2 % de celles ayant un SSE intermédiaire et 31,0% de celles ayant un SSE élevé.
  • Une activité physique intense liée au travail plus fréquente chez les personnes ayant un faible SSE L’activité physique a été évaluée à l’aide du questionnaire « GPAQ » développé par l’Organisation mondiale de la santé. Cet instrument permet de recueillir des informations sur :   
    1. la pratique d’activité physique dans les domaines du travail, des déplacements et des loisirs ;
    2. les comportements de sédentarité ;   
    3. l’intensité des activités physiques.

Concernant le niveau d’activité physique totale, 44,2% des habitants de la région Paca ont un niveau d’activité physique élevé, sans différence selon le RUC.

Globalement, le niveau d’activité physique élevé est donc indépendant du SSE. Mais dans le travail, la pratique d’une activité physique intense (c’est-à-dire qui essouffle ou accélère fortement le pouls pendant au moins 10 minutes consécutives), mais pas toujours adaptée, augmente lorsque le niveau de revenu diminue. À l’inverse, dans les loisirs, la proportion de personnes ayant déclaré une activité physique intense augmente avec le revenu. Le temps moyen de sédentarité, évalué par le temps passé en position assise ou allongée en dehors de la période de sommeil dans une journée, augmente avec le niveau de revenu de 4,1 heures pour les personnes ayant un faible revenu, à 4,8 heures pour celles ayant un revenu élevé (au moins égal à 1 500 euros).

Ces résultats sur l’activité physique ne diffèrent pas en région Paca par rapport au reste de la France à l’exception de la pratique d’une activité physique intense liée au travail plus fréquente en région Paca, après ajustement sur les caractéristiques sociodémographiques.  

Prévention du surpoids et l’obésité : les recommandations de la HAS

Afin de prévenir le surpoids et l’obésité, les recommandations pour la prise en charge médicale de l’obésité et surpoids datant de 1998 ont été actualisées. Elles ont été présentées parla HAS le 6 octobre 2011.

La prise en charge initiale et le suivi du sujet en surpoids ou obèse relevant de la médecine de premier recours, deux recommandations de bonnes pratiques (sur l’adulte et sur l’enfant) sont donc à présent publiées à l’attention des médecins généralistes et pédiatres.

Les principaux axes de ces recommandations sont les suivantes :

  • un changement durable des habitudes plutôt que la recherche de la perte de poids à tout prix
  • un accompagnement diététique et un suivi régulier
  • l’augmentation de l’activité physique, et pas uniquement du sport
  • un accompagnement psychologique
  • la non recommandation de l’usage des médicaments.

Plan obésité 2010-2013 :

Le Plan obésité comporte quatre axes prioritaires, les recommandations concernant la prévention et la promotion de la santé ont été construites en étroite relation avec le Programme National Nutrition Santé (PNNS 2011 - 2015) et le Programme national pour l’alimentation, en particulier dans ses volets « Faciliter l’accès de tous à une alimentation de qualité » et « Améliorer l’offre alimentaire » dont les objectifs rejoignent les préconisations de la commission de Danne.

Objectifs opérationnels :

Les objectifs opérationnels de prévention retenus dans le plan d’action « population générale » relèveront des axes suivants :

  • faciliter la mise en œuvre individuelle et collective des recommandations préventives
  • promouvoir l’activité physique et lutter contre la sédentarité
  • contribuer à la réduction des inégalités sociales de santé

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