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Objectif opérationnel 5B : « renforcer l’accès à une contraception adaptée pour éviter les grossesse non désirées »

En 2005, environ 22 900 Interruptions Volontaires de Grossesse (IVG) ont été réalisées dans la région Paca. Depuis dix ans ce nombre a continué d’augmenter deux fois plus vite qu'au niveau national. Notre région a le taux de recours à l'IVG le plus élevé des régions métropolitaines (après la Corse) avec 20.9 IVG pour 1000 femmes de 15 à 49 ans. Ainsi en dix ans, le nombre d'IVG pour 1000 femmes dans cette tranche d'âge est passé de 16.3 à 20.9.[1]

En Paca, si la majorité des IVG concerne les femmes de 20-34 ans, le taux d’IVG chez les mineures est l’un des plus élevés des régions françaises en 2001 (12,6 ‰). Les taux variaient selon les régions de 7 ‰ (Rhône) à 14,1 ‰ (Corse)[2]. Les écarts mesurés d’une région à l’autre ne sont pas liés à des différences de structure par âge mais plus vraisemblablement à des différences comportementales (sexualité, contraception, désir d’enfant…) et socio-économiques (structures familiales, revenus…)[3].  

Parmi les étudiantes de 18-24 ans de notre région, 3 % ont déjà eu recours à une IVG au cours de leur vie. Ce résultat est identique à celui observé à partir de l’analyse des données recueillies dans les établissements hospitaliers de la région en 2005 chez des filles âgées de 18 à 24 ans (3 %). Si l’on ne considère que les étudiantes sexuellement actives et âgées de 20-24 ans, la proportion de celles déclarant avoir eu recours à l’IVG au cours de leur vie atteint 8 %[4]).

L’âge et le niveau d’éducation des femmes sont des variables déterminantes d’un recours tardif à l’IVG : les femmes ayant un faible niveau d’éducation ont un risque plus important de se présenter tardivement pour une IVG, ainsi que les adolescentes de moins de 20 ans, sans doute du fait d’un moindre accès à l’information sur les lieux de recours à l’IVG. Chez les femmes jeunes (de moins de 25 ans), le choix de recourir à l’IVG est fortement corrélé au désir de poursuivre des études.

En Paca en 2005 le délai maximum pour la prise de la pilule du lendemain n’était connu que par une minorité des étudiantes de 18-24 ans de première année de notre région (21,8%) tandis que son accès libre en pharmacie était connu de la majorité (90%). Trois étudiantes sur dix âgées de 18 à 24 ans ont déjà eu recours à la contraception d’urgence.



[1] Info statistiques DRASS PACA Octobre 2007

[2] ORS Paca, Interruptions volontaires de grossesse. Etats des lieux en France et en Paca, Revue des connaissances et recommandations pour des études actions en 2005.

[3] DRESS Etudes et résultats 2003, VILAIN A, MOUQUET M, les interruptions de grossesse en 2001

[4] ORS Paca, Comportement de santé des étudiants de première année inscrits dans les universités de la région Paca, Repère Santé. 2007



Schéma Régional de Prévention, Plan d’action Enfants, adolescents, jeunes, ARS PACA, 2011, pp. 64-67












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