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Objectif opérationnel 5A : « développer des actions d’éducation à la santé affective et sexuelle »

Le Baromètre santé de l'institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) en 2005 met en évidence que deux jeunes sur trois de 15-25 ans de la région PACA ont déjà eu un rapport sexuel au cours de leur vie. Parmi eux 91% ont déclaré avoir été sexuellement actifs au cours des douze derniers mois précédent l'enquête et 80% avoir utilisé un moyen de contraception, en majorité la pilule, suivi du préservatif masculin et un quart avait déjà réalisé un test de dépistage VIH/SIDA ou de l'hépatite C. L'enquête confirme la place centrale de la pilule comme moyen de contraception dans toutes les tranches d'âge, même chez les plus jeunes, où son utilisation est déjà plus fréquente que le préservatif.

En matière de contraception, son recours est en augmentation chez les adolescentes, celles-ci l’utilisent encore moins souvent que les femmes plus âgées et plus fréquemment de manière épisodique ou discontinue. Par ailleurs, l'usage du préservatif lors du premier rapport sexuel a connu une forte augmentation au cours des vingt dernières années. En France comme en PACA, près de 9 jeunes sur 10 interrogés en 2005, ont déclarés l'avoir utilisé lors de leur premier rapport contre moins de 20% vingt ans plus tôt. De ce point de vue, les comportements des jeunes de la région PACA ne diffèrent pas de ceux des autres jeunes français.[1]

Chez les étudiants de 18-24 ans de première année ayant eu des rapports sexuels avec des partenaires occasionnels au cours des douze derniers mois, 19 % des garçons et 31 % des filles ont déclaré ne pas avoir toujours utilisé un préservatif.[2]

Concernant les échecs de contraception, ils sont plus fréquents chez les jeunes filles, car elles sont moins expérimentées. Il semble que chez les adolescentes, le manque de connaissance, d’expérience vis-à-vis de la contraception et les difficultés d’accès liées à celle-ci (visite d’un médecin, informations sur les lieux de délivrance des contraceptifs…) puisse expliquer en partie son mauvais usage, son usage irrégulier ou son absence d’utilisation. Au-delà du déficit d’information qui est souvent cité comme une cause de grossesse non désirée, beaucoup de jeunes filles peuvent vivre une sexualité cachée vis-à-vis de leur environnement familial (par pudeur ou par crainte de la réaction des parents liée à une sexualité trop précoce ou interdite…). Cela peut constituer un obstacle à une démarche informative et effective vis-à-vis de la contraception (difficultés d’accès à l’information, aux professionnels de santé, ressources insuffisantes pour se procurer les contraceptifs …).

Par ailleurs, les jeunes constituent une population ayant davantage de rapports irréguliers et/ou de partenaires occasionnels, mettant en évidence des prises de risque plus importantes concernant les infections sexuellement transmissibles mais également les risques de grossesse. Plusieurs travaux ont souligné les liens complexes entre les pratiques préventives à l’égard du VIH et des infections sexuellement transmissibles et les pratiques contraceptives. Il est possible que l’accent mis sur la prévention du sida et l’usage du préservatif ait pu faire ressortir la contraception comme un élément secondaire au regard de la protection au VIH, et n'ait pas incité les jeunes femmes à recourir à des pratiques contraceptives plus systématiques ou plus sûres que le seul préservatif. Il est à craindre que l’usage du préservatif tende à devenir occasionnel chez les jeunes lorsque le risque d’infection à VIH est écarté.



[1] Etats de santé et inégalités en région PACA 2010

[2] Comportements de santé des étudiants de 1èreannée inscrits dans les universités de la région PACA – repère santé.2007 ORS PACA



Schéma Régional de Prévention, Plan d’action Enfants, adolescents, jeunes, ARS PACA, 2011, pp. 60-63












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